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Du néant à l'ébullition créative

Dernière mise à jour : 9 juil. 2021



Souvenirs d'enfance


Pour les gens qui me connaissent, même pour ma famille, cette soudaine passion pour l’aquarelle peut sembler étrange, comme sortie de nulle part. Pourtant quand je repense à mon enfance et à mon adolescence, ce que j’aimais par-dessus tout que ce soit à l'école primaire, au collège ou au lycée, c'était les cours d’art plastique. Hélas, c'était seulement une fois par semaine, et quand le cours se finissait j'étais bien souvent la dernière à sortir de la salle.


Au délà de ça, ce qui m'a beaucoup marquée, ce sont les après midi chez Mamie Simone. Elle était enseignante en petite section, elle avait plein de cartons remplis de papiers de couleurs, de crayons, de pots de colles, de tubes de peintures et elle nous faisait faire toutes sortes d'activités créatives. Je me souviens qu'elle nous installait des grandes tables dehors pour qu'on puisse faire du collage, des chevalets pour qu'on s'exerce à la peinture et pour Noël elle nous faisait créer nous même toutes les décorations pour le sapin. Pendant ces moments-là, j'étais vraiment heureuse...


La creativité aux oubliettes

Et puis petit à petit, la vie m’a menée vers une carrière dans l’enseignement du Français aux Etats-Unis, puis dans le Digital à Londres pendant 8 ans et au final cette créativité en moi a disparue et pire encore je l'ai complètement reniée. J'ai tout simplement arrêté de me considérer comme une personne capable de "créativité".


Il y a encore deux ans, j’affirmais avec la plus grande certitude : "Je n'ai absolument aucun talent créatif". J’admirais les personnes que je rencontrais qui avaient des hobbies, qui osaient se lancer, sans peur du regard des autres, même s' ils n'étaient pas particulièrement "doués", j’admirais qu’ils osent créer.


Je ne pratiquais aucune activité à part du sport en salle, le reste me semblait impossible et hors de ma portée.


Comment ma formation de coach m'a aidée


En 2019, j'ai décidé de suivre une formation de coaching à Londres, je voulais utiliser mon énergie pour aider les autres. Je voyais le potentiel chez les gens, et j'avais une folle envie d'apprendre et de me former, sans realiser qu'un fond c'était moi que cette formation allait aider.


Pendant un an, j'ai appris le metier de coach, les techniques, la psychologie, la subtilité de cette discipline mal connue. Je faisais beaucoup de coaching gratuit pour des amis ou des collègues, j'adorais ça et je voyais à quel point je pouvais aider les personnes avec qui je travaillais. Je les voyais dépasser leurs blocages, atteindre leur objectifs, changer leurs habitudes négatives, c'était tellement fascinant.


Et puis un jour j'ai eu comme une révélation... effectivement j'aidais les gens à atteindre leur rêves, je les accompagnais, je les poussais, je les motivais. Mais moi je ne m'autoriserais pas la même chose.


Un jour une amie m'a demandé si je voulais coacher sa soeur. Elle m'a dit : "Elle est artiste, elle peint, elle aimerait se focaliser plus sur la peinture et elle n'y arrive pas, est-ce que tu pourrais l'aider?" J'étais très enthousiaste au premier abord, pourtant quelque chose me gênait, je n'arrivais pas a savoir ce que c'était, quelque chose sonnait faux. Plus j'y pensais, plus je me disais : "Il faudrait peut-être que je me laisse une chance de vivre mes rêves avant de vouloir aider les autres."


De quoi est-ce que je rêve?


J'ai continué mon travail d'introspection, j'ai moi-même pris un coach, puis un autre, je suis allée a des séminaires, à des conférences, j'ai commencé la méditation, je me suis dopée aux podcasts, j'ai aussi commencé un cours de philosophie et je dévorais tous les livres de développement personnel possibles et imaginables. Bref je me nourrissais de nouvelles connaissances.


J'avais un besoin insatiable d'apprendre, comme si apprendre était nouveau pour moi. Je tentais de comprendre ce après quoi je courrais, je cherchais un sens à la vie, un sens à ma vie. C'était une période tellement enrichissante et magique.


Mes débuts en peinture


Et puis le Covid est arrivé et sans trop comprendre pourquoi j'ai commencé a peindre tous les jours. J'étais encore à Londres et comme beaucoup de personnes, je me suis retrouvée du jour au lendemain sans vie sociale, un peu comme face à moi même pour la première fois. Étant très sociable de nature, il était rare que je reste chez moi le weekend, j'étais toujours à droite à gauche, impossible de rester en place.


En plus du confinement, j'avais perdu mon travail en Avril, licenciée à cause de la crise. J'avais donc toute cette énergie en moi, tout ce temps, et une envie de tenter des choses nouvelles. Alors je suis allée acheter mes premières peintures, du papier aquarelle et des pinceaux. Rien que l'acte de dépenser de l'argent pour faire de l'art me semblait fou et déraisonné mais il fallait que j'essaie.

Je me souviens la première fois que j'ai peint des feuilles à l'aquarelle, la sensation du pinceau qui glisse, la densité des couleurs et la satisfaction de faire quelque chose qui me semblait assez joli dès le départ. N'étant pas du genre très patiente, avoir un résultat sympa tout de suite m'a motivée pour continuer.





Et depuis, malgré un nouveau travail très prenant, je peins au moins trois fois par semaine, je m'amuse à tester des styles différents, j'expérimente, j'imagine des choses dans ma tête, et je tente!


J'ai crée mon compte Instagram she_paints_sometimes pensant que je posterai deux photos et que je passerai à autre chose mais aujourd'hui ca fait plus d'un an que je peins et que je poste régulièrement des photos de mes creations et malgré ma faible audience, je me tiens à ce projet!


Les bénéfices de la créativité

Oser créer m'a aidé a gagner confiance en moi, c'est comme si ajouter cette corde a mon arc m'avait rendue plus intéressante à mes propres yeux. J'avais toujours rêvé d'avoir une passion et aujourd'hui j'ai (quasiment) ce dont je rêvais, mes peintures, mon petit coin ou je crée, mes carnets de sketch que je peux emmener partout. Je me sens vivante, je ne m'ennuie plus, j'aime être seule, j'aime créer, j'aime partager mes créations.


J'ai aussi remarqué que j'avais moins besoin et moins envie de dépenser de l'argent dans les choses matérielles comme je le faisais auparavant, c'est comme si peindre avait combler un vide. Moins de vêtements et de maquillage et plus de pinceau et de papier!


Aujourd'hui, dès que je vois de belles fleurs dehors ou chez le fleuriste, j'imagine ce que ça donnerait si je les peignais, j'observe beaucoup plus la nature et je remarque des détails que je ne remarquais pas avant.


Je suis toujours très sociable, mais j'apprécie plus la solitude et passer des journées seule à peindre me fait du bien.


J'avais envie d'écrire ce petit article pour parler de ma transformation, pour vous dire que c'est possible et qu'on a tous des talents cachés même quand on affirme que non!


Un jour j'aimerais vous écrire qu'il est possible de vivre de son art.


Je vous le dirai si cela se concrétise, j'y travaille :)



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